L'agrandissement de la Résidence St Joseph :
une absence de concertation dommageable
et
une occasion manquée
La demande de permis de construire concernant l'agrandissement de la résidence Saint Joseph a été déposée en 2006. Après démolition de 2 batiments existants représentant 1
982m2, elle prévoyait la construction de 4 826m2 en deux importants corps de bâtiments dont l'un sera parallèle à la rue du Général Leclerc.
Mauvaise insertion des bâtiments dans l'environnement et suppression de la vue sur le parc sont, pour les Louveciennois, les conséquences immédiates de ce projet. Ce projet a d'abord fait l'objet
de vives critiques de la part de la commission municipale d'urbanisme, mais, après diverses péripéties, le permis de construire a été accordé en 2007.
Une absence de concertation dommageable
Intervient alors le recours d'un voisin qui rappelle à l'association Monsieur Vincent que la commune n'est pas propriétaire de la totalité de l'emprise de la ruelle de la
Haute barre qui devait être empruntée par les véhicules de la Maison de retraite. D'où demande de permis modificatif (accordé) : les véhicules ne passeront plus par la place des Combattants, ils
traverseront désormais le parc de la maison de retraite, mutilant ce beau parc en supprimant encore un peu plus d'espaces verts
Dans cette affaire, on peut reprocher à la municipalité sortante d'avoir accordé un permis de construire sans vérifier ce problème d'accès (la régularisation de la
propriété de ce morceau de voirie aurait dû être faite depuis longtemps...) et de n'avoir pas pris contact avec les riverains
Une occasion manquée
En 2006 dès que l'association RACINE a eu connaissance du projet d'agrandissement, elle à tenté d'obtenir que l'allée intérieure du parc (qui longe le mur d'enceinte de la
propriété, à l'écart des bâtiments) soit ouverte dans la journée aux piétons : deux portails existent, l'un ruelle de la Haute Barre, près de la place du marché, l'autre rue du Général Leclerc.
Objectif : éviter les goulets d'étranglement de la place de l'eglise et permettre aux piétons, dans la journée seulement, d'aller en sécurité de la place du marché et de la poste à la mairie et à
l'école Jeanne d'arc.
Sans réponse aux demandes de rendez-vous auprès des dirigeants/propriétaires de la Résidence Saint-Joseph, et après avoir lancé un pétition qui a recueilli plus de 200 signatures
(sur 600 exemplaires diffusés), Racine s'est tournée vers le Maire afin qu'il appuie ce projet et intervienne . En effet, une part importante du budget de la maison de retraite vient de fonds
publics (conseil général, DASS, CPAM...). Comme il l'a rappellé dans sa réunion publique, devant un problème de ce type, le Maire dispose de 3 moyens :
- le droit de préemption : mais ici il n'y a pas transfert de propriété
- la déclaration d'utilité publique : la
dangerosité de la traversée de la place de l'église par des personnes âgées, des mamans avec poussette, de jeunes enfants n'est sans doute pas suffisante à ses yeux pour entamer une procédure de
ce type
- la négociation lors du permis de construire :
en effet, la commune, propriétaire de terrains situés derrière la maison de retraite, aurait pu proposer avec insistance la mise à disposition d'une superficie égale à celle de l'allée afin que
soient créé soit un jardin d'agrément supplémentaire, soit un jardin thérapeutique destiné aux personnes malades d'Alzheimer, activité très appréciée des malades et des soignants.
Faute d'imagination et faute d'une détermination sans faille, cet intéressant projet n'a pu voir le jour.
La liste LOUVECIENNES ENSEMBLE s'engage à remettre ce dossier à l'ordre du jour
Derniers Commentaires